Mísia

POR
Musiques du monde / Fado

Tour Agency

LOS Production

Discography

Mísia (1991)
Mísia Fado 1993)
Tanto Menos Tanto Mais (1995)
Garras dos Sentidos (1998)
Paixôes Diagonais (1999)
Ritual (2001)
Canto (2003)
Drama Box (2005)
Ruas (2009)
Senhora da Noite (2011)
Delikatessen Café Concerto (2013)
Para Amália (2015)

News

NOUVEL ALBUM Para Amália (13 nov. 2015)

Mísia est unanimement considérée comme la plus grande interprète de fado. Outre sa voix exceptionnelle, c’est sa démarche exigeante et sans compromis qui font de cette artiste la référence absolue de l’univers du fado contemporain.
Avec Para Amália, Mísia rend hommage de la plus belle des manières à Amália Rodrigues, « La Reine Du Fado », qui a popularisé cette musique dans le monde entier.
Dans ce double album, Mísia reprend quatorze titres d’Amália Rodrigues et interprète quatre compositions inédites. L’album est divisé en deux parties : piano-voix sur la première moitié, guitares-voix sur la seconde.
Avec ce douzième album, elle magnifie son héritage avec talent.

Mísia est en tournée, elle sera en concert en France, au Diapason (Grenoble) le 9 janvier 2016.

Release(s)

MÍSIA

Para Amália

13 novembre 2015

Mísia

Delikatessen Café Concerto

27 octobre 2014

Biography

« Mísia drawing tears in any language », Johanna Keller, New York Times

Mísia est née à Porto et fait partie de la troisième génération d’une famille d’artistes. Sa mère était une danseuse de musique classique espagnole, sa grand-mère, une artiste du music-hall et du burlesque. Toute les deux originaires de Barcelone. Elle vit dans sa ville natale jusqu’à la fin de l’adolescence, période durant laquelle elle chante parfois comme amateur dans les maisons de fado. À l’âge de 20 ans, pour des raisons familiales, elle s’installe à Barcelone.

En 1991 après plusieurs emplois divers dans la chanson, la danse, le music-hall, la télévision etc… elle décide de retourner vivre au Portugal, à Lisbonne, pour construire son propre répertoire dans l’univers du Fado. José Saramago, prix Nobel de littérature a écrit pour elle. Le réalisateur français Patrice Leconte a réalisé un de ses vidéo-clips. John Turturro l’a choisie pour son film « Passione ». William Christie l’a programmé à la Cité de la Musique à Paris. Pendant des années elle se forge une carrière internationale sur les scènes les plus prestigieuses comme par exemple le Philharmoniker de Berlin, le Festival d’Avignon, le Teatro National de São Carlos à Lisbonne, le Théâtre du Châtelet à Paris, Town Hall à New York, le Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, le Cocoon Theater à Tokyo, etc… Son travail est mentionné dans presse mondiale : Billboard, New York Times, Libération, Die Zeit, etc… Mísia est la chanteuse portugaise actuelle qui éveille le plus grand culte international de la célébration des sentiments intemporels et universels, dans sa langue maternelle, mais aussi dans bien d’autres langues.

Sa carrière dans le fado commence en 1991, un moment peu propice, à cette époque le fado, récemment déclaré comme Patrimoine Immatériel de l’Humanité, évoquait la présence de la grande Amália Rodrigues, qui a ouvert au monde les portes de ce genre musical lorsque personne encore ne parlait de « world music ». Malgré un style personnel et contemporain, durant plusieurs années, Mísia a dû tracer son propre chemin dans ce genre, qui à quelques exceptions près, n’avait pas le prestige culturel et commercial dont bénéficie aujourd’hui. Mísia est une pionnière, un esprit libre et c’est sans doute pour cette raison que certains l’appellent « l’anarchiste du fado ».

Elle n’a jamais oublié la place qu’avait le fado traditionnel de son adolescence à Porto. Lorsqu’elle revient au Portugal, elle décide de ne pas s’inspirer des artistes qu’elle admire, mais de créer son propre répertoire. Commence alors ce que Manuel Halperne nommera le Nouveau Fado. … « La limite temporelle est toujours difficile. Mais si nous devions fixer une date pour le début du nouveau fado, ce serait mars 1991, date à laquelle Mísia sort son premier album. Tout ce qui existe avant est une sorte de préhistoire. » Manuel Halperne dans The Future of Nostalgia.

Elle crée sa propre sonorité, enregistre avec le traditionnel trio de guitares et y ajoute parfois des instruments entendus dans les rues de Porto de son enfance comme l’accordéon et le violon par exemple. Avec ce fado « contemporain » elle atteint ses premiers succès en Espagne, au Japon, en Allemagne et au Portugal, où on lui remet la Médaille du Mérite et le Prix Amália Rodrigues dans la catégorie de divulgation internationale.

En France, elle reçoit la Médaille Vermeil, la plus grande distinction de la ville de Paris, et est Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République Française. La cinéaste chilienne Carmen Castillo réalise deux films sur Mísia pour Arte. L’artiste conceptuelle Sophie Calle l’invite à participer à son projet « Prenez soin de vous » à la 52ème édition de la Biennale de Venise.

Avec son album Tanto Menos Tanto (1995), elle reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en France. Garras dos Sentidos (1998) se vend à plus de 250 000 exemplaires et est distribué dans 62 pays. Paixôes Diagonais (1999), bénéficie de la participation de la pianiste Maria João Pires. Canto (2003) est inspiré de la musique de Carlos Paredes, avec des poèmes de Vasco Graça Moura, Pedro Tamen et Sérgio Godinho. Il obtient le prix de la critique discographique en Allemagne. Participent à Drama Box (2005) Fanny Ardant, Ute Lemper, Carmen Maura, Miranda Richardson et Maria de Medeiros. Dans le double album Ruas (2009), elle reprend des titres de Nine Inch Nails, Joy Division, Camaron de la Isla, Dalida, … En 2012, dans Senhora da Noite, Mísia retourne au fado traditionnel. Dans cet album, pour la première fois dans l’histoire du genre, les textes sont écrits exclusivement par des femmes, écrivains, poètes, fadistes ou chanteuses (Agustina Bessa Luís, Florbela Espanca, Manuela de Freitas, Helia Correia, Amélia Muge, Lidia Jorge, …).

Delikatessen Café Concerto (2013) : un dîner en temps de crise. Au menu, des musiques portugaises, françaises et espagnoles. En cuisine, le maestro napolitain Fabrizio Romano et en invités d’honneur : le ténor mexicain Ramon Vargas, la brésilienne Adriana Calcanhotto, les portugais, Paulo Furtado Legendary Tigerman, Mélech Mechaya, Dead Combo et Iggy Pop pour « Chanson d’Hélène » (du film Les Choses de la Vie).

Photos

Videos