Darcy

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« C’est le chant de la colère » crie le chanteur de Darcy dans « Bile Jaune », le titre éponyme du dernier EP du groupe sorti fin 2011.

Voilà la meilleure façon de résumer le son Darcy. Pour son premier album, intitulé TIGRE, le groupe fait le pari audacieux de rester dans sa bulle et décide de le réaliser par ses propres moyens grâce au soutien de Romain Baousson (Yelle, Bikini Machine) pour l’enregistrement. Le mixage quant à lui est entièrement réalisé par le groupe: Darcy souhaite maîtriser son propos, du fond jusqu’à la forme.
Le groupe déterre la hache de guerre : le son est rock, punk parfois, et le chant  parlé, rappé, crié, pour faire passer son message, raconter une histoire.

Darcy mettent un point d’honneur à chanter en français. Parce qu’il y a quelque chose à dire, parce qu’il y a quelque chose à chanter, parce qu’il faut être compris dans son pays, parce qu’ils savent manier la langue, parce que le rock français n’est pas mort… Fiers et fous de rage ! Les mots sont parfois bruts, souvent crus pour révéler le constat sans concession d’une génération dépassée par ce qui l’entoure.

Aujourd’hui, le groupe présente leur album en première partie des aînées No One Is Innocent, Mass Hysteria, Luke … ceux qui ont ouvert la voie au rock français. Sur scène la formation retranscrit l’énergie d’un TIGRE.
Alors apprenez la leçon ! Si le silence est d’or, alors le bruit est Darcy !

Release(s)

Darcy

Tigre

23 septembre 2016

Biography

« C’est le chant de la colère » crie le chanteur de Darcy dans « Bile Jaune », le titre éponyme du dernier EP du groupe sorti fin 2011. Voilà la meilleure façon de résumer le son Darcy. Après la sortie du 4titres, le groupe enchaîne les concerts pendant un an, des premières parties aux festivals, pour affûter son set et tester les titres qu’il souhaitera voir apparaître sur son premier album. Pour se faire la main, aussi, avec sa nouvelle formation toute fraîche réunissant Bernard-Marie Canévet (DEAD, Maria False) à la basse, Vincent Cosson (issu de la scène alternative angevine) à la guitare ainsi qu’Irvin et Clément Tollemer (membres créateurs du groupe). Parce que les nouveaux titres ont d’abord été écrits à quatre mains avec Irvin à la guitare et Clément à la batterie. Les deux musiciens ont dû palier le manque de basse et de samples en poussant l’énergie des guitares et la rage des rythmiques à leurs extrêmes.
Ce premier EP studio fut la mise en bouche parfaite pour poser l’identité du groupe auprès du public et de la presse. Avec « Bile Jaune », Darcy revient au fondamental rock : chant / guitare / basse / batterie, et nous sert un son brut et énervé comme à la grande époque punk, quand le no future nous interdisait de voir la vie en pink.
Pour son premier album, le groupe durcit le ton et déterre une hache de guerre que l’on
croyait perdue depuis l’avènement du rock à minette de la nouvelle vague hexagonale. Le son ici est rock, punk parfois, et le mot est parlé, rappé peut-être aussi et crié de temps en temps pour faire passer le message. Quand Darcy veut vous interpeller, il ne tapote pas du bout du doigt votre épaule, il utilise un marteau !

Aujourd’hui, la formation fait du rock… point barre ! Bien sûr et heureusement, leur penchant commun pour la version bruyante de l’idiome demeure plus que jamais et l’éventail d’influences s’est considérablement élargi. Les musiciens se sont libérés de leurs geôles stylistiques et renvoient le rock tendance à ses fadaises « tue-l’amour », le tout servi par des textes en français. Le français, parlons-en du français, et surtout parlons-le ! Cette langue que boudent les groupes émergents de la scène française, Darcy met un point d’honneur à la chanter. Comme pour réveiller les endormis peut-être… Parce qu’il y a quelque chose à dire, parce qu’il y a quelque chose à chanter, parce qu’il faut être compris dans son pays, parce qu’ils savent manier la langue, parce que le rock français n’est pas mort, parce qu’encore tellement de raisons… Fiers et fous de rage, les gars rennais sifflent entre leurs dents et laissent fuser les insultes. La France Veolia et la jeunesse muette ne
l’auront pas volé. Les mots sont bruts parfois, crus souvent pour nous fournir un constat sans concession d’une génération dépassée par ce qui l’entoure, noyée sous la masse du trop plein de rien des réseaux sociaux et du tout gratuit.

Mais il serait aujourd’hui presque réducteur de résumer Darcy à la simple colère. Sur ce premier album le groupe s’autorise à fredonner la nostalgie de leur jeunesse à la campagne comme sur le titre « Qui a besoin de poésie ? » chanté a capella ou encore sur « C’est ici ». Entre deux morceaux aux riffs de guitare acérés comme des griffes, le groupe surprend à chanter simplement sur une guitare sèche les dégâts subis par les ouvriers PSA de Rennes sur le titre « Fangio ». Irvin s’autorise même à chanter les filles sur l’entêtant « Armageddon ». « Paris » et « Vingt ans » sonnent là comme des hymnes à la jeunesse des années 2010 tant le sujet est maîtrisé par les rockeurs rennais. Le tout offert dans un écrin de guitares dansantes. « Les paroles ont été écrites dans la colère, mais c’est le contexte qui veut ça » explique Irvin. « On ne peut plus se mettre des oeillères pour écrire sur son petit nombril. Je trouve ça indécent de chanter le surmoi en cette période » note le chanteur. De quoi garder espoir dans un rock français en totale perte d’identité.

En concert, là où Darcy passe, l’herbe ne repousse pas… il reste une terre brûlée.
Alors apprenez la leçon ! Si le silence est d’or, alors le bruit est Darcy, retiendra la légende.